Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/03/2013

Hildegarde de Bingen, l'amour des biens de ce monde

Saint Hildegarde a des visions nombreuses de toutes les configurations que prend le péché dans l'âme. Ces multiples dispositions de la chair empêchent l'âme dans sa marche spirituelle. Notre docteur de l'Eglise a une connaissance psychologique extrêmement fine de l'âme humaine.

Dans l'émission qui suit, nous examinons deux images. D'abord celle d'un homme qui croit détenir l'éternelle jeunesse, et en tire grande gloire. Hors, tout passe, tout est vanité en ce monde. Celui qui n'est pas préoccupé de l'amour et des vérités éternelles s'invente un monde sans Dieu.

La deuxième image est le symbole de la plaisanterie, celle qui pousse les hommes à suivre uniquement leur désirs, et se divertissent au dépend des autres hommes.

Ce que va développer Hildegarde dans ces deux passages est conforme à l'esprit du livre de la Sagesse au chapitre 2 :

Notre temps de vie ressemble au trajet de l'ombre
et notre fin ne peut être ajournée,
car elle est scellée et nul ne revient sur ses pas.
Eh bien, allons ! Jouissons des biens présents
et profitons de la création comme du temps de la jeunesse, avec ardeur.
Du meilleur vin et de parfum enivrons-nous,
ne laissons pas échapper les premières fleurs du printemps.
Couronnons-nous de boutons de roses avant qu'elles ne se fanent.
Qu'aucun de nous ne manque à notre fête provocante,
laissons partout des signes de notre liesse,
car c'est là notre part, c'est là notre lot.
Opprimons le pauvre, qui pourtant est juste,
n'épargnons pas la veuve
et n'ayons pas égard aux cheveux blancs du vieillard.
Mais que pour nous la force soit la loi de la justice,
car la faiblesse s'avère inutile.

podcast

11/03/2013

Hildegarde de Bingen, le livre des mérites de la vie

hildegarde,ordo vitutum,vertu,vice,ame

Pour le carême, nous entamons une série de sept émissions. Elles seront toutes consacrées au deuxième livre d'Hildegarde : le livre des mérites de la vie. Il traite du combat spirituel. C’est un thème qui a occupé tous les pères de l’Église, surtout les pères orientaux et l’on voit que l’Église indivise est encore très présente. Tout d’abord, Hildegarde nous présente, dans une vision grandiose, l’homme divin. Il regarde dans les quatre directions cardinales et voit le combat entre la lumière et les ténèbres qui habitent chaque âme.

podcast

émission rcfjérico du 15 février 2013

Ce livre est le deuxième de la série des visions d’Hildegarde. Il n’a pas été illustré par des miniatures comme le premier et le troisième. En revanche, il a une illustration musicale, l'ordo virtutum : c’est un drame musical que l'on pourrait qualifier d'oratorio avant l'heure. L’âme y est personnifiée, le démon a le seul rôle parlé. Il est d’ailleurs tenu par le seul homme du monastère, à savoir le père aumônier. Les vertus, personnifiées elles aussi, prennent la parole tour à tour. Elles chantent en latin, en vers libres sur une musique modale, caractéristique de l’époque mais dont le vocabulaire est néanmoins très personnel à Sainte Hildegarde. C’est une façon absolument pédagogique d’incarner les différentes vertus et les différents combats que l’âme doit mener pour progresser dans sa vie spirituelle. C’est bien l’œuvre d’une femme ayant charge d’âmes et préoccupée d’exercer de toutes les façons possibles sa maternité spirituelle.

Cette pièce a vraisemblablement été représentée pour la dédicace du monastère du Rupertsberg. 

 Ecoute de la scène 4 sur Deezer : L'âme , au prise avec le diable est soutenue par l'Humilité, la Victoire, la Chasteté et l'ensemble du choeur des vertus.

12/02/2013

Hildegarde de Bingen, une musicienne accomplie

Nous abordons le dernier volet de notre présentation d'Hildegarde. En plus de toutes ses autres qualités, Hildegarde compose. Elle compose une musique modale savante et virtuose à l'ambitus étendu (du grave à l'aigu)

Pour écouter le très beau chant à la Vierge ci-dessous, c'est par ici

Alors que la mort fut instaurée par une femme,
Une vierge illustre l'assujettit;
c'est pourquoi la grâce extrème
se trouve dans la forme féminine
plutôt que dans toute autre créature.
Car Dieu s'est fait humain
dans une vierge gracieuses et bénie. 

hildegarde,bingen,musique,grégorien

Si vous voulez feuilleter le manuscrit dans son entier, c'est ici à la fin, folio 466r et suivants et comme d'habitude, l'émission est ci-dessous.


podcast