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03/12/2014

Le culte des saints et des morts dans l’Antiquité tardive.

Notes pour le regard chrétien de novembre sur rcf Jérico :

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arles, marseille, cesaire, honorat, hilaire

Pendant ces vacances de Toussaint, je suis allée sur les traces des Pères de L’Église de Provence. Il reste beaucoup de vestiges archéologiques de cette époque appelée l’Antiquité tardive.

Une fois les persécutions des Chrétiens terminées sous Constantin, on a commencé, dès le IVème siècle, à bâtir des églises. La Provence, lieu précoce d’évangélisation chrétienne est particulièrement riche en vestiges archéologiques. Certains sont connus depuis longtemps comme la basilique Saint Victor de Marseille ou le baptistère d’Arles, mais d’autres ont été découverts ces dernières années. Un excellent exemple en est la basilique de la rue Malaval à Marseille. Ignorée pendant des siècles, elle a été découverte par hasard lors du creusement d’un parking souterrain. Elle est dans un bon état de conservation. Comme toutes les basiliques funéraires de cette époque, une mémoria est installée dans le fond de l’abside. Ce lieu de mémoire est constitué de sarcophages de saints particulièrement  vénérés. Ce sont d’abord des martyrs pour leur foi, puis les premiers évêques ou bien encore des moines ou moniales. Dans ce cas précis de la basilique de la rue Malaval, on ne sait pas de qui il s’agit. Mais les plaques de marbre décoré qui entourent et protègent les sarcophages sont conservées. Les corps saints suscitent le regroupement de beaucoup de sépultures et sarcophages tout autour. Il y en a tellement eu, qu’ils ont été empilés sur deux couches.

Un grand autel, accueillant des reliques, est aussi dressé pour y célébrer l’eucharistie. Dans le cas de cette basilique, on y décèle encore les plaques de soutènement avec leurs encoches pour les pieds.

On voit bien que dès les premiers siècles, l’intercession des saints est demandée pour les défunts. On approche dans ce but les sépultures le plus près possible de la tombe du saint vénéré. Mais on ne compte pas seulement sur l’intercession des saints ; dans une vraie communion des saints, on demande aussi la prière instante des vivants. Un autel est dressé afin de célébrer l’eucharistie, sacrement par excellence de l’intercession. C’est exactement ce que vient de nous faire vivre la liturgie. Nous fêtons d’abord la Toussaint, puis, bien conscients de cette communion des saints, nous prions tous ensemble, dans la communion, les saints aux ciels et nous sur la terre afin d’intercéder pour tous ceux qui ne sont pas encore saints, pour qu’ils accèdent aussi à la Gloire éternelle.

 

Vous pourrez admirer cet édifice dans le tout nouveau musée d’histoire de la ville de Marseille où il a été intégralement reconstitué. Ce musée de conception innovante est un vrai régal. De grands écrans interactifs donnent des explications tout à fait pointues mais néanmoins très pédagogiques tout au long du parcours. Un vrai enrichissement pour notre foi.