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09/04/2013

La joie de Pâques

Notes pour "regard chrétien sur le monde" du mardi 9 avril sur rcf jérico :

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Nous voilà en Temps Pascal. Christ est ressuscité ! C’est la joie qui habite nos cœurs, enfin, plus exactement qui devrait habiter nos cœurs pendant 50 jours jusqu’à la Pentecôte… parce que, c’est bien difficile d’être toujours joyeux. Vous avez déjà essayé ?

Mais, me dire-vous, nous venons à peine de sortir du carême, et c’est tant mieux, nous ne voulons plus entendre parler d’efforts à faire !

- Parce que la joie c’est un effort ? Oui, effectivement, être joyeux pendant 50 jours, c’est un effort, une ascèse pourrait-on dire.

Pensez donc, il faudrait par exemple arrêter de récriminer sur le temps qu’il fait. Évidemment, cela n’empêche pas de constater qu’il fait froid, qu’il pleut, mais pas avec cette véhémence dont nous avons l’habitude, avec cette tonalité plaintive ou ombrageuse qui colore d’habitude notre propos. Non, juste constater, sereinement, sans en être blessé, en paix.

- Bon, pour ce qui est du temps, nous allons faire un effort !

Mais comment ne pas s’indigner face à tous les désastres de notre société, la crise économique, le chômage, les scandales divers et variés ? Le problème est effectivement très délicat. Quelle est l’attitude juste d’un chrétien ?

Dans un premier temps, il convient de mieux s’informer. En effet, les informations que nous recevons sont souvent présentées, pour ne pas dire exploitées dans le seul but de nous prendre par les sentiments, d’avoir sur nous un impact émotionnel. Elles sont donc présentées en forçant le trait et ceci annule toute possibilité de réflexion nuancée. Hors la réalité est toujours complexe et toute situation mérite une analyse beaucoup plus profonde.

Voilà notre  premier devoir de chrétien. Nous devons avoir notre propre opinion. Cela nous évitera d’hurler avec les loups et surtout, cela nous permettra de voir l’espérance sous-jacente à bien des situations !

Car la joie chrétienne est toute entière teintée d’espérance, de confiance. Le Christ a vaincu la mort, c’est de la mort que surgit la vie. Il n’y pas de situations désespérées, la vie est toujours la forte.

Mais pour laisser passer la vie du Ressuscité, il nous faut être attentifs à nous même, attentifs à ne pas nous laisser aller au mouvement premier qui nous entraîne à voir d'entrée de jeu, comme tout le monde, le négatif des situations.

Alors oui, ceci est une vraie ascèse, un travail sans cesse renouvelé pour être disponible à la joie, à la paix. Tous mes vœux pour cette nouvelle période qui s’offre à nous…

26/03/2013

Hildegarde de Bingen, l'amour des biens de ce monde

Saint Hildegarde a des visions nombreuses de toutes les configurations que prend le péché dans l'âme. Ces multiples dispositions de la chair empêchent l'âme dans sa marche spirituelle. Notre docteur de l'Eglise a une connaissance psychologique extrêmement fine de l'âme humaine.

Dans l'émission qui suit, nous examinons deux images. D'abord celle d'un homme qui croit détenir l'éternelle jeunesse, et en tire grande gloire. Hors, tout passe, tout est vanité en ce monde. Celui qui n'est pas préoccupé de l'amour et des vérités éternelles s'invente un monde sans Dieu.

La deuxième image est le symbole de la plaisanterie, celle qui pousse les hommes à suivre uniquement leur désirs, et se divertissent au dépend des autres hommes.

Ce que va développer Hildegarde dans ces deux passages est conforme à l'esprit du livre de la Sagesse au chapitre 2 :

Notre temps de vie ressemble au trajet de l'ombre
et notre fin ne peut être ajournée,
car elle est scellée et nul ne revient sur ses pas.
Eh bien, allons ! Jouissons des biens présents
et profitons de la création comme du temps de la jeunesse, avec ardeur.
Du meilleur vin et de parfum enivrons-nous,
ne laissons pas échapper les premières fleurs du printemps.
Couronnons-nous de boutons de roses avant qu'elles ne se fanent.
Qu'aucun de nous ne manque à notre fête provocante,
laissons partout des signes de notre liesse,
car c'est là notre part, c'est là notre lot.
Opprimons le pauvre, qui pourtant est juste,
n'épargnons pas la veuve
et n'ayons pas égard aux cheveux blancs du vieillard.
Mais que pour nous la force soit la loi de la justice,
car la faiblesse s'avère inutile.

podcast

14/03/2013

Pour notre pape François

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Qu’il soit le vent qui vienne en aide aux miséreux, la rosée qui console les malheureux, et l’air pluvieux qui apporte  la force aux faibles, et la doctrine qui nourrisse les affamés ; qu’il leur offre son âme, pour les soutenir efficacement par toutes les forces qui sont dans son cœur.

Sainte Hildegarde fait ici le portrait d'un homme qui lutte contre l'amertume qui détourne de Dieu. (le livre des mérites de la vie)

22:46 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pape francois |  Facebook | |

12/03/2013

Le conclave et les médias

Notes pour "regard chrétien sur le monde" du mardi 12 mars sur rcf jérico :

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Aujourd’hui, les cardinaux entrent en conclave. Ils s’installeront dans un appartement de la maison Sainte Marthe d’où ils se rendront plusieurs fois par jour à la chapelle Sixtine jusqu’à ce qu’un nouveau pape soit élu. Ils ne communiqueront pas avec l’extérieur avant le résultat final. Cette procédure est absolument contraire à la façon de fonctionner de nos sociétés contemporaines, avides d’évènements sensationnels,  et il existe un décalage incroyable entre la réalité des faits et la façon dont elle est traitée par les médias.

J’étais à Rome la semaine dernière. Ce qui m’a frappée, c’était le nombre de projecteurs déjà braqués en permanence sur le parvis de Saint Pierre, le nombre des journalistes postés constamment en sentinelle. Et pourtant, il ne se passait rien, et rien ne pouvait encore se passer ! Les cardinaux travaillaient sagement en congrégations, les pèlerins vivaient pleinement la vacance du siège apostolique, l’âme un peu désemparée. Les grand panneaux lumineux à l’entrée des musées du Vatican rappelaient aux visiteurs distraits sous un blason du Vatican vide : « apostolica sedes vacans ». On sentait bien que quelque chose était troublé, que tout n’était pas comme d’habitude. Mais ce qui était changé n’avait rien à voir avec un événement people ou un remue-ménage médiatique, bien au contraire. C’était une absence qui remplissait le cœur.

Il en est de même pour l’élection proprement dite du nouveau pape. Que peuvent comprendre à cette élection les journalistes habitués à des campagnes électorales, à des groupes de pressions, à des débats houleux ?

Pendant les congrégations précédant le conclave, tous les cardinaux ont pu s’exprimer. Toutes les questions, même les plus difficiles, ont été abordées. Un état des lieux de l’Église a assurément été dressé. Et même si certaines interventions ont pu s’opposer, et c’est humain, et c’est heureux, il paraît tout aussi certain que chacun essaie d’être sincère et  pense à son vote en son âme et conscience. 

Les médias parlent encore de progressistes et de conservateurs à l’image des partis politiques. Or, tous les cardinaux ont été nommés par Jean Paul II ou par Benoit XVI. Il y aura donc inévitablement, chez le prochain pape, une continuité de pensée ainsi qu’une grande proximité spirituelle et le même souci de conduire l’Eglise, de transmettre son enseignement.

En effet l’Eglise est avant tout une famille et le conclave une assemblée fraternelle. L’accord qui se trouvera au fil des scrutins est aussi le fruit de la prière, de la vie de frères au sein d’une même famille, avec ses tensions mais aussi son lien très fort. Comment les média, qui font tout pour ignorer la réalité de la cellule familiale pourraient comprendre cela ?

Alors, c’est dans la sérénité que nous attendons le dénouement de cette élection pas comme les autres.

11/03/2013

Hildegarde de Bingen, le livre des mérites de la vie

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Pour le carême, nous entamons une série de sept émissions. Elles seront toutes consacrées au deuxième livre d'Hildegarde : le livre des mérites de la vie. Il traite du combat spirituel. C’est un thème qui a occupé tous les pères de l’Église, surtout les pères orientaux et l’on voit que l’Église indivise est encore très présente. Tout d’abord, Hildegarde nous présente, dans une vision grandiose, l’homme divin. Il regarde dans les quatre directions cardinales et voit le combat entre la lumière et les ténèbres qui habitent chaque âme.

podcast

émission rcfjérico du 15 février 2013

Ce livre est le deuxième de la série des visions d’Hildegarde. Il n’a pas été illustré par des miniatures comme le premier et le troisième. En revanche, il a une illustration musicale, l'ordo virtutum : c’est un drame musical que l'on pourrait qualifier d'oratorio avant l'heure. L’âme y est personnifiée, le démon a le seul rôle parlé. Il est d’ailleurs tenu par le seul homme du monastère, à savoir le père aumônier. Les vertus, personnifiées elles aussi, prennent la parole tour à tour. Elles chantent en latin, en vers libres sur une musique modale, caractéristique de l’époque mais dont le vocabulaire est néanmoins très personnel à Sainte Hildegarde. C’est une façon absolument pédagogique d’incarner les différentes vertus et les différents combats que l’âme doit mener pour progresser dans sa vie spirituelle. C’est bien l’œuvre d’une femme ayant charge d’âmes et préoccupée d’exercer de toutes les façons possibles sa maternité spirituelle.

Cette pièce a vraisemblablement été représentée pour la dédicace du monastère du Rupertsberg. 

 Ecoute de la scène 4 sur Deezer : L'âme , au prise avec le diable est soutenue par l'Humilité, la Victoire, la Chasteté et l'ensemble du choeur des vertus.