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28/08/2014

Paris, le cloître des Billettes

Le seul cloître du Moyen-Age qui subsiste à Paris...

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18/08/2014

La sagrada familia à Barcelone

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08/04/2014

Le pardon, facteur de résilience

Notes pour le regard chrétien du 8 avril sur rcf Jérico :

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Le pardon, sujet de carême par excellence, est l’objet de réflexions théologiques depuis de nombreux siècles. Les pères de l’Église en soulignent déjà sa valeur et ce n’est pas pour rien qu’il est un sacrement.

Tout le monde sait bien que la fréquentation de ce sacrement est en régression. Et pourtant, au même moment, depuis les années quatre vingt, des chercheurs en sciences psychologiques étudient l’effet du pardon comme un des facteurs possibles de reconstruction d’une personne gravement offensée et la reprise de son développement après un traumatisme destructeur. L’ensemble de ce processus, prises de conscience, pardon et reconstruction est appelé résilience.

Toutes ces recherches ont permis de mieux cerner ce qu’est le pardon et ce qu’il n’est pas. Essayons d’y voir un peu plus clair.

Quel est le mécanisme le plus fréquent après une offense ? Et bien, c’est celui du déni. On fait comme si de rien n’était, comme si rien ne s’était passé. Mais effacer le passé, faire comme si il n’avait pas eu lieu n’est pas pardonner. La blessure oubliée laisse des cicatrices, parfois à l’insu de celui qui est victime et celui-ci aura tendance à reproduire des situations analogues. Le pardon n’est pas l’oubli. A contrario, ressasser sans cesse ce qui nous a blessé n’est pas une solution. Si trop de mémoire est destructeur, trop d’oubli l’est tout autant.

Alors, le pardon est-il synonyme de réconciliation ? Pour qu’il y ait réconciliation, il faut que l’offenseur accepte de changer, exprime ses excuses. Ce n’est pas si fréquent. Le pardon concerne donc d’abord l’offensé. Pouvoir pardonner, c’est se sentir libre du traumatisme de l’offense. 

Avant le pardon, y a-t-il nécessairement une phase de haine ? Un véritable pardon ne passe pas à côté de la colère mais il passe par elle. La haine est un bon mécanisme de défense. Quand l’offense est trop forte, la colère ou la haine a pour but de conserver ce qui reste de sens. Ces émotions permettent de sortir du passé. Dans un premier temps, elles sont source d’énergie pour combattre les situations traumatiques et faire face à l’avenir.

A long terme cependant, et si tous les évènements de la vie viennent nourrir ce sentiment, la haine est destructrice, elle peut se transformer en vengeance.

Alors, comment dissoudre cette haine ? Il s’agit, petit à petit, pas à pas, de penser autrement l’offense et surtout l’offenseur, d’y voir un homme limité, prisonnier de ce qu’il est, avec ses blessures et ses faiblesses. Pour cela, l’entourage aimant de l’offensé est indispensable. S’il a quelqu’un qui l’écoute, qui comprend la situation traumatique qu’il a vécu, alors la reconstruction devient possible et le pardon peut être donné. C’est néanmoins un processus qui nécessite du temps. On ne peut se débarrasser facilement de ses résistances. Il faut en prendre conscience, les accepter et les laisser fondre d’elles-mêmes.

Se savoir pardonné dans le sacrement de réconciliation permet incontestablement de se sentir aimé, de puiser l’énergie nécessaire pour pardonner à notre tour. Grâce au pardon donné et reçu, nous pouvons intégrer notre propre passé et nous projeter librement et consciemment vers l’avenir.

07/03/2014

A ma fenêtre

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05/03/2014

La cyberdépendance

Notes pour le regard chrétien du 5 mars sur rcf Jérico :

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L'ordinateur occupe toujours plus de place dans nos vies. Nous sommes sans cesse connectés. Il faut communiquer, répondre à tous et tout de suite, rester reliés.

L’ordinateur est omniprésent, il nous entraîne à de nombreux comportements compulsifs, comme par exemple vérifier sa boîte à message toutes les 10 minutes, consulter inlassablement les mêmes sites internet ou encore passer d'innombrables heures à jouer, en réseau pour les plus jeunes. Même en vacances, combien emportent leur micro partout avec eux, ou tout simplement ne sauraient vivre sans son petit frère le Smartphone.

En France, nous sommes presque 30 millions à être connectés à internet. C’est évidemment un bon outil. On peut correspondre avec tout le monde, sans limite. La moindre information est disponible immédiatement. On écrit sur les réseaux sociaux ce que l’on n’oserait jamais dire en face à personne. Tout ceci provoque une impression de vie décuplée. Le monde connecté paraît beaucoup plus intéressant, beaucoup plus vivant que le monde réel. Il est plus facile de communiquer avec 200 amis sur Facebook que d’avoir de bonnes relations avec son voisin.

Pour information, 65% des américains déclarent passer plus de temps avec leur ordinateur qu’avec leur épouse et nous n’en sommes peut-être plus très loin.

Une des conséquences les plus insolites de cette révolution cybernétique que nous vivons est l'addiction. Nous sommes les premières générations concernées par ce nouveau type de dépendance. L'ordinateur devient une drogue, et il est bien difficile de "décrocher".

La population la plus touchée par ce phénomène est les adolescents, mais ils ne sont pas les seuls. Il existe aussi des papy-geek. Le papy-geek type est en général un retraité, qui ne résiste pas au plaisir de commenter de bons articles et de les envoyer, ou alors, de partager une petite vidéo touristique… N’avez-vous jamais pesté contre votre boite aux lettres pleine de courriers à effacer ?

Quand devient-on dépendant ? C’est tout le problème. L’addiction commence par un attachement à quelque chose qui procure du plaisir ou parfois simplement soulage d’un certain mal-être de vivre. Jusque là, rien de très grave. Mais à partir du moment où l’on ne peut plus faire autrement, où l’on n’est plus le maitre de son propre comportement, là, c’est sérieux. Il devient alors impossible de ne pas ouvrir son ordinateur, de ne pas regarder ses mails ni consulter ses flux. L’addiction est une pathologie de la liberté.

Pour vérifier si nous sommes déjà atteint, il est indispensable d’essayer des plages d’abstinence. C’est le meilleur moyen d’évaluer notre attachement et de redevenir libre de nos propres comportements. Le détachement est au cœur de notre tradition religieuse et ascétique.

Vous n’aviez pas encore trouvé de résolution de carême ? Vous êtes sûrs ? Voilà un bien bel exercice, n’est ce pas ? Bon courage et joyeux carême !