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01/09/2015

Le jardin de curé

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Et voilà le retour des petites chroniques de regard chrétien !

En cette période de rentrée et pour recommencer l’année en douceur, J’ai choisi de vous parler de jardins. Ce sujet plus léger nous permettra de ne pas quitter tout de suite l’esprit des vacances…

En fait, tout est venu d’une réflexion que l’on a faite sur mon jardin : « Oh, c’est un jardin de curé ! ». Jusqu’à présent, je n’avais pas du tout l’impression que c’était un jardin de curé, je n’ai même pas de potager… Que se cache-t-il donc sous cette expression ?

Alors, je me suis posé la question, et j’ai cherché. Au départ, c’est dans la mouvance du concile de Trente, que sont nés les jardins de curé. En effet, ce type de jardin était considéré comme très adapté à l’état clérical. En général, c’est un jardin clos, jouxtant le presbytère, qui contient dans des espaces bien délimités par des allées de terre un joyeux mélange de légumes, de fleurs et de fruits en espalier. Ce jardin permettait de nourrir tous ceux qui vivaient à la cure : le curé, sa bonne et souvent un membre de sa famille. Il garantissait également de beaux bouquets pour l’église et était le lieu idéal pour réciter le bréviaire, méditer et prier. Le délassement que procurait le jardin était non seulement permis mais aussi vivement conseillé aux prêtres qui devenaient ainsi des modèles vertueux pour leurs paroissiens.

Certains curés se sont si bien pris au jeu qu’ils sont devenus des experts en botanique et en jardinage.

Actuellement, cette appellation «  jardin de curé » réveille plutôt une certaine nostalgie.

C’est toujours un jardin clos. Il contient peu de gazon, le potager recueille tous les soins du jardinier alors que les fleurs se ressemant toutes seules poussent où bon leur semble. On peut remarquer que cette façon de faire entraîne une biodiversité qui protège les variétés et réduit considérablement la nécessité de recourir à des produits chimiques. Le jardin de curé  redevient donc très tendance, dans la droite ligne des préoccupations écologiques de notre pape François.

Mais surtout, il est le lieu du contact profond avec la création, du ressourcement, du silence et c’est ce qui réveille notre nostalgie, celle du paradis perdu de notre enfance. La Bible qui utilise très souvent l’image du jardin depuis le jardin d’Éden jusqu’au jardin du sépulcre nous invite à creuser cette méditation.

Alors, en cette période de rentrée et puisque les jardins sont si importants dans la bible, n’oubliez pas de cultiver le vôtre ! Celui dehors qui contient des légumes et des fleurs, même s’il se résume à une jardinière mais surtout, n’oubliez pas de cultiver le jardin intérieur de votre âme. Il mérite tous nos soins, toute notre attention, tout notre recueillement et il convient également de dire comme dans la célèbre émission de jardinage : « Silence, ça pousse ! »

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