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09/02/2014

Le mariage et le concubinage

Notes pour le regard chrétien du 5 février sur rcf Jérico :

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Actuellement, tout porte à croire qu’un couple marié et un couple de concubins c’est la même chose. En effet, ils vivent presque toujours de la même façon, sous le même toit, ils élèvent souvent des enfants, ont les mêmes occupations et préoccupations.

Pourtant, à y regarder de plus près, il n’en est rien.
Le mariage est le fruit d’une longue construction, en grande partie sous l’impulsion de l’Église. Le mariage actuel n’est plus celui du XIXème qui n’était pas forcément un mariage d’amour, qui pouvait être arrangé, où la femme était bien souvent traitée en mineure. Non, le mariage actuel respecte la liberté et l’égalité entre les sexes. Il est maintenant le fruit de amour et l’on ne divorce que si l’on a de puissantes raisons de le faire.

Mais surtout, le mariage institutionnalise une relation aux yeux de tous, il est un engagement officiel, public.

C’est la grande différence avec le concubinage qui lui, concerne uniquement la sphère privée. Les couples de concubins ne refusent pas l’engagement mais ne veulent pas l’institutionnaliser publiquement. Le concubinage repose aussi sur l’amour mutuel mais ses défenseurs le disent plus exigeant car il demande un réengagement quotidien (ce qui entre parenthèse est aussi la caution d’un bon mariage). Le concubinage donc exige avant tout la confiance et le respect mutuel.

Évidemment, il ne tolère pas de maitresse.

Le chef de l’État, qui n’a pas refusé d’étaler sa vie privée aux yeux du monde a enfreint la règle tacite du concubinage. Il n’avait pas à imposer sa concubine comme première dame.

Mais là où le grand désavantage du concubinage sur le mariage saute aux yeux, c’est qu’il ne protège pas du tout le partenaire. Un simple mot lapidaire, laconique peut mettre fin à la relation. La décision unilatérale du président : « Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trierweiler » en est une preuve éclatante.

Le triple emploi du pronom personnel je souligne le moi tout puissant qui décide. C’est bel et bien un acte de répudiation qui accentue le peu de respect que François Hollande porte à la femme de sa vie. Quelle humiliation, à la face du monde, pour cette femme !

Et oui, la longue élaboration du mariage au cours des siècles protège et la famille, et le conjoint. Sans cela, il est très vite fait de retourner à des pratiques égoïstes et bien peu civilisées ! C’est en particulier les femmes qui peuvent se faire du souci…

Merci Monsieur le Président, votre contre-exemple est un argument de choix pour nous chrétiens, qui défendons le mariage. Mais assurément, le mariage a une exigence qui n’est incontestablement pas pour tous !

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