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21/05/2013

Tulipes

Entre deux gouttes, c'est vraiment les dernières...

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tulipe

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11:58 Publié dans Ma Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tulipe |  Facebook | |

16/05/2013

Hildegarde, la vanité des choses terrestres, l'amusement stérile

Ordo Virtutum (suite)

Je reprends la diffusion des émissions de carême consacrées à Hildegarde. La présentation générale du livre dont nous parlons est ici.  Saint Hildegarde, dans le livre des mérites de la vie, expose ses visions. Celles-ci sont en quelque sorte des  configurations peccamineuses, des dispositions psychiques qui empêchent l’homme d’être heureux. En effet,  de telles dispositions laissent l’homme dans son égoïsme, l’empêchent d’avoir une relation en vérité avec les autres et avec son créateur. Nous allons voir que les problèmes soulevés par Hildegarde ont un aspect très moderne. 

Dans la première vision que nous étudions, il est question de la vanité des choses de ce monde, de l’illusion de l’éternelle jeunesse. L’homme veut sans cesse accaparer pour lui-même les fruits de cette vie au lieu d’entrer en relation avec ce qui l’entoure.

Cela résonne en écho au livre de l’ecclésiaste

Vanité des vanités, dit Qohéleth,
vanité des vanités, tout est vanité.
Quel profit y a-t-il pour l'homme
de tout le travail qu'il fait sous le soleil ?
Un âge s'en va, un autre vient,
et la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève et le soleil se couche,
il aspire à ce lieu d'où il se lève.
Le vent va vers le midi et tourne vers le nord,
le vent tourne, tourne et s'en va,
et le vent reprend ses tours.
Tous les torrents vont vers la mer,
et la mer n'est pas remplie ;
vers le lieu où vont les torrents,
là-bas, ils s'en vont de nouveau.
Tous les mots sont usés, on ne peut plus les dire,
l'œil ne se contente pas de ce qu'il voit,
et l'oreille ne se remplit pas de ce qu'elle entend.
Ce qui a été, c'est ce qui sera,
ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera :
rien de nouveau sous le soleil ! 

Dans la deuxième vision traitée, l’homme, en quête de bonheur va se tourner vers tous les amusements qui sont à sa portée.  Il faut à tout prix s’amuser, quitte à railler les autre ; il faut être aimé, quitte à capter l’intérêt des autres à son propre profit ; il faut à tout prix être joyeux, quitte à parodier la joie en Dieu.

Hors, la vraie joie est celle de la louange divine et la vraie relation aux autres est celle de l’empathie qui nous fait partager leur vécu.

Réjouissez-vous avec qui est dans la joie, pleurez avec qui pleure. Pleins d'une égale complaisance pour tous, sans vous complaire dans l'orgueil, attirés plutôt par ce qui est humble, ne vous complaisez pas dans votre propre sagesse. Ro 12, 15-16

 

podcast

émission rcfjérico du 15 février 2013

07/05/2013

Le soupçon

Notes pour "regard chrétien sur le monde" du vendredi 3 mai sur rcf jérico :

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Chapiteaux de la cathédrale d'Autun, juillet 2011

Avec l’explosion de l’informatique, l’heure est à la transparence. Les réseaux sociaux exposent la vie privée de chacun. Les cookies cachés dépistent tous nos désirs pour affiner davantage les pièges tendus à notre consommation,  nous sommes fichés, analysés, décryptés en permanence. Et pourtant, le soupçon n’a jamais été aussi fort.

Et chaque nouveau scandale ne sert qu’à le renforcer. L’ex-ministre du budget nous a menti sur sa situation financière personnelle ? Nous soupçonnons que d’autres Cahuzac aient des comptes en Suisse avec le réseau de complicités au sommet de l’Etat que cela suppose.

Et l’opinion publique ne va pas se laisser tromper par la publication du patrimoine des ministres, elle fait le jeu des menteurs les plus habiles. Au mieux, cela donnera matière à des moqueries. Au pire, cela nourrira de nouveaux doutes, des rumeurs et bien sûr cela suscitera un cortège de convoitises et de jalousies.

La situation financière actuelle ? Elle ne fait qu’aggraver le soupçon. Depuis la crise des subprimes, comment faire encore confiance à des financiers qui, uniquement mus par l’appât du gain, prennent des risques inconsidérés, au mépris des institutions et du travail des hommes. Comment faire confiance aux experts en économie qui n’ont rien anticipé et comment faire confiance aux hommes politiques, impuissants à réguler des marchés devenus fous.

Des scandales dans l’industrie pharmaceutique et dans l’agro-alimentaire éclatent ? C’est sous couvert de profits toujours plus grands. Ils entachent une activité économique qui concerne directement notre vie et ne font qu’aggraver notre soupçon…

Hors, le soupçon ne fait que diviser, alors qu’il faudrait rassembler les énergies de chacun pour avancer. Le soupçon pousse à l’affrontement, alors qu’il est plus que jamais nécessaire de s’unir pour sortir des difficultés présentes.

Ce ne sont ni les effets d’annonce, ni une soi-disant  transparence qui  nous défendrons du soupçon. Non, seule une justice efficace, la même pour tous peut remédier à cette situation.

Alors, plus que jamais, nous pouvons prier avec l’intention du pape pour ce mois de mai que je vous cite :

"Pour que ceux qui administrent la justice œuvrent toujours avec intégrité et avec une conscience droite."


02/05/2013

La visitation de Bourg-en-Bresse

 En revenant de notre escapade savoyarde, nous nous sommes arrêtés à Bourg-en-Bresse. Au musée du monastère royal de Brou, trois petits tableaux d'art populaire ont retenus notre attention. Ils proviennent du couvent de la Visitation de Bourg-en-Bresse. Ces tableaux, du peintre bressan Benoît Alhoste, datent du XVIIème et mettent en scène Saint François de Sales.

Ici, avec la Vierge à l'enfant et Sainte Anne,

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là avec le bon pasteur et Sainte Marie Madeleine,

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et enfin avec la Vierge, Jésus, Saint Jean Baptiste, et Sainte Barbe. Remarquez le léger nimbe qui entoure la tête de Sant françois de Sales. Le tableau, dédié aux pensionnaires de Sainte Marie de Bourg, a été réalisé en 1658, avant la béatification de Saint François en 1661, et sa canonisation en 1665. La colombe témoignant que son oeuvre (le livre) est déjà considérée comme inspirée et empreinte de sagesse (le lys).

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