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10/06/2013

Hildegarde de Bingen, l'indifférence aux autres, la lâcheté

Ordo Virtutum (suite)

Ce que Sainte Hildegarde pointe ici avec beaucoup de finesse, c’est la façon qu'à l'homme de se centrer uniquement sur lui-même en disant : “ Je ne fais ni bien, ni mal, je ne m’occupe pas des affaires des autres. Je m’occupe de mes affaires, chacun les siennes. Je ne vais pas faire plus d’effort que ce que l’on fait pour moi. D’ailleurs, Dieu est bien là pour tous, il n’a qu’à s’occuper de chacun.“

Hors cette façon de penser révèle une véritable dureté de cœur comme le souligne Hildegarde. On parlerait aujourd’hui plus volontiers d’un manque d’empathie. Elle révèle aussi une profonde erreur théologique. Nous sommes tous interdépendants. Non seulement les hommes entre eux, mais aussi les hommes au milieu de la création, plantes et minéraux. S’occuper des autres devient alors une nécessité vitale de l’homme, pierre précieuse de la création.

 

La deuxième image insiste sur la lâcheté qui habite facilement le cœur de l’homme. Il préfère en effet hurler avec les loups plutôt que de chercher et défendre la vérité. Il préfère rester dans une aimable médiocrité plutôt que de faire un effort pour se dépasser lui-même. Il préfère consentir à de petits mensonges et arrangements divers avec la vérité plutôt que de livrer la bataille contre le mal. Il faut croire que déjà au XIIème siècle, cette lâcheté était courante…

podcast

 

 

émission rcfjérico du 22 février 2013

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