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16/05/2013

Hildegarde, la vanité des choses terrestres, l'amusement stérile

Ordo Virtutum (suite)

Je reprends la diffusion des émissions de carême consacrées à Hildegarde. La présentation générale du livre dont nous parlons est ici.  Saint Hildegarde, dans le livre des mérites de la vie, expose ses visions. Celles-ci sont en quelque sorte des  configurations peccamineuses, des dispositions psychiques qui empêchent l’homme d’être heureux. En effet,  de telles dispositions laissent l’homme dans son égoïsme, l’empêchent d’avoir une relation en vérité avec les autres et avec son créateur. Nous allons voir que les problèmes soulevés par Hildegarde ont un aspect très moderne. 

Dans la première vision que nous étudions, il est question de la vanité des choses de ce monde, de l’illusion de l’éternelle jeunesse. L’homme veut sans cesse accaparer pour lui-même les fruits de cette vie au lieu d’entrer en relation avec ce qui l’entoure.

Cela résonne en écho au livre de l’ecclésiaste

Vanité des vanités, dit Qohéleth,
vanité des vanités, tout est vanité.
Quel profit y a-t-il pour l'homme
de tout le travail qu'il fait sous le soleil ?
Un âge s'en va, un autre vient,
et la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève et le soleil se couche,
il aspire à ce lieu d'où il se lève.
Le vent va vers le midi et tourne vers le nord,
le vent tourne, tourne et s'en va,
et le vent reprend ses tours.
Tous les torrents vont vers la mer,
et la mer n'est pas remplie ;
vers le lieu où vont les torrents,
là-bas, ils s'en vont de nouveau.
Tous les mots sont usés, on ne peut plus les dire,
l'œil ne se contente pas de ce qu'il voit,
et l'oreille ne se remplit pas de ce qu'elle entend.
Ce qui a été, c'est ce qui sera,
ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera :
rien de nouveau sous le soleil ! 

Dans la deuxième vision traitée, l’homme, en quête de bonheur va se tourner vers tous les amusements qui sont à sa portée.  Il faut à tout prix s’amuser, quitte à railler les autre ; il faut être aimé, quitte à capter l’intérêt des autres à son propre profit ; il faut à tout prix être joyeux, quitte à parodier la joie en Dieu.

Hors, la vraie joie est celle de la louange divine et la vraie relation aux autres est celle de l’empathie qui nous fait partager leur vécu.

Réjouissez-vous avec qui est dans la joie, pleurez avec qui pleure. Pleins d'une égale complaisance pour tous, sans vous complaire dans l'orgueil, attirés plutôt par ce qui est humble, ne vous complaisez pas dans votre propre sagesse. Ro 12, 15-16

 

podcast

émission rcfjérico du 15 février 2013

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