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12/03/2013

Le conclave et les médias

Notes pour "regard chrétien sur le monde" du mardi 12 mars sur rcf jérico :

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Aujourd’hui, les cardinaux entrent en conclave. Ils s’installeront dans un appartement de la maison Sainte Marthe d’où ils se rendront plusieurs fois par jour à la chapelle Sixtine jusqu’à ce qu’un nouveau pape soit élu. Ils ne communiqueront pas avec l’extérieur avant le résultat final. Cette procédure est absolument contraire à la façon de fonctionner de nos sociétés contemporaines, avides d’évènements sensationnels,  et il existe un décalage incroyable entre la réalité des faits et la façon dont elle est traitée par les médias.

J’étais à Rome la semaine dernière. Ce qui m’a frappée, c’était le nombre de projecteurs déjà braqués en permanence sur le parvis de Saint Pierre, le nombre des journalistes postés constamment en sentinelle. Et pourtant, il ne se passait rien, et rien ne pouvait encore se passer ! Les cardinaux travaillaient sagement en congrégations, les pèlerins vivaient pleinement la vacance du siège apostolique, l’âme un peu désemparée. Les grand panneaux lumineux à l’entrée des musées du Vatican rappelaient aux visiteurs distraits sous un blason du Vatican vide : « apostolica sedes vacans ». On sentait bien que quelque chose était troublé, que tout n’était pas comme d’habitude. Mais ce qui était changé n’avait rien à voir avec un événement people ou un remue-ménage médiatique, bien au contraire. C’était une absence qui remplissait le cœur.

Il en est de même pour l’élection proprement dite du nouveau pape. Que peuvent comprendre à cette élection les journalistes habitués à des campagnes électorales, à des groupes de pressions, à des débats houleux ?

Pendant les congrégations précédant le conclave, tous les cardinaux ont pu s’exprimer. Toutes les questions, même les plus difficiles, ont été abordées. Un état des lieux de l’Église a assurément été dressé. Et même si certaines interventions ont pu s’opposer, et c’est humain, et c’est heureux, il paraît tout aussi certain que chacun essaie d’être sincère et  pense à son vote en son âme et conscience. 

Les médias parlent encore de progressistes et de conservateurs à l’image des partis politiques. Or, tous les cardinaux ont été nommés par Jean Paul II ou par Benoit XVI. Il y aura donc inévitablement, chez le prochain pape, une continuité de pensée ainsi qu’une grande proximité spirituelle et le même souci de conduire l’Eglise, de transmettre son enseignement.

En effet l’Eglise est avant tout une famille et le conclave une assemblée fraternelle. L’accord qui se trouvera au fil des scrutins est aussi le fruit de la prière, de la vie de frères au sein d’une même famille, avec ses tensions mais aussi son lien très fort. Comment les média, qui font tout pour ignorer la réalité de la cellule familiale pourraient comprendre cela ?

Alors, c’est dans la sérénité que nous attendons le dénouement de cette élection pas comme les autres.

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