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12/02/2013

Hildegarde de Bingen, une musicienne accomplie

Nous abordons le dernier volet de notre présentation d'Hildegarde. En plus de toutes ses autres qualités, Hildegarde compose. Elle compose une musique modale savante et virtuose à l'ambitus étendu (du grave à l'aigu)

Pour écouter le très beau chant à la Vierge ci-dessous, c'est par ici

Alors que la mort fut instaurée par une femme,
Une vierge illustre l'assujettit;
c'est pourquoi la grâce extrème
se trouve dans la forme féminine
plutôt que dans toute autre créature.
Car Dieu s'est fait humain
dans une vierge gracieuses et bénie. 

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Si vous voulez feuilleter le manuscrit dans son entier, c'est ici à la fin, folio 466r et suivants et comme d'habitude, l'émission est ci-dessous.


podcast

10/02/2013

Hildegarde de Bingen, la guérison par les plantes

Voici maintenant un aspect plus surprenant de Sainte Hildegarde. Elle soigne ! Elle considère l’homme comme un tout, corps et âme. Une maladie va être traitée à la fois sur le plan physique et sur le plan psychique. La guérison rétablissant l’homme dans sa plus grande dignité, louer son créateur.

Comment va-t-elle soigner ? Comme on le faisait à son époque, par les plantes. Les monastères soignaient beaucoup de malades, ils jouaient le rôle de dispensaire. Les moines venaient puiser les remèdes dans le jardin de plantes médicinales qu’ils cultivaient.

C’est sa mère spirituelle Jutta von Sponheim qui lui apprit les vertus des plantes.

On s’est longtemps demandé si cette partie de l’œuvre était bien d’Hildegarde. La critique actuelle tend à le penser. C’est un des premiers livres médicaux du Moyen Age que nous ayons…

DSC06942.JPG

podcast

06/02/2013

L'écologie selon Saint Ephrem

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Alors que la nature commence doucement à bourgeonner malgré le froid, je voudrais vous parler d'écologie.

Il est habituel de dire que l’écologie est une idée biblique. En effet, dès le premier chapitre de la Genèse, Dieu dit : « Emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre » et plus loin, Dieu demande à l’homme de nommer tous les animaux. Mais savez–vous que les commentaires et discussions sur l’attitude de l’homme par rapport à la nature sont très anciens ?

Tous les Pères de l’Eglise, dès les premiers siècles ont trouvé dans la création un reflet de la grandeur de Dieu. Comment ne pas être émerveillé devant la beauté d’un paysage, d’un coucher de soleil ? Comment ne pas comprendre la place de l’homme, si petit devant cette création et à la fois si grand, parce qu’il peut la contempler.

Malheureusement, je ne suis pas sûre que pour un enfant citadin d’aujourd’hui, l’œil attiré par les écrans de télévision ou d’ordinateur, cela soit une réalité aussi parlante. Les catéchistes peuvent en témoigner. Le premier travail d’une attitude chrétienne écologique est sans doute de retrouver l’émerveillement face à la nature !

Pour Saint Ephrem par exemple, Père de l’Eglise qui vécu dans l’actuelle Syrie au IVème siècle, le monde naturel se tient à côté de l’Écriture comme témoin de Dieu. Il dit :

La nature et son livre témoignent pour le Créateur,
La nature par son usage et le livre par sa lecture.*

Pour Saint Ephrem, l’usage que l’homme fait de la nature est le lieu où s’exerce son libre arbitre. La façon dont l’homme se comporte vis a vis de la création et celle dont il en use reposent sur sa responsabilité. Une attitude juste consiste donc non seulement à admirer, à rendre grâce ; mais fait également attention, à déchiffrer les innombrables symboles que la nature nous livre, tout comme pour l’Ecriture.

C’est ce que fait Jésus quand il dit : « Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter ? Observez les lis des champs, comme ils poussent : ils ne peinent ni ne filent. » (Mt. 6)

Bien au contraire, une attitude fausse envers la nature ira toujours de paire avec l’avidité, l’arrogance. Plus encore, le mal moral trouble l’harmonie de l’ordre naturel, et Saint Ephrem de poursuivre :

Le bourgeonnement des épines témoigna
Pour le bourgeonnement des mauvaises actions,
Car elles n’avaient pas encore bourgeonné
Tant que le mal n’avait pas encore jaillit ;
Quand les choix mauvais et cachés y ont jailli,
Faits par la liberté, les épines visibles
Alors ont commencé à jaillir de terre.*

Dominer la création, c'est l'exploiter pour les besoins de tous,  sans l'abîmer pour prendre en compte les besoins de demain.  La nature est le signe de la présence de Dieu. C’est pourquoi nous devons en user avec révérence.

* (extraits de l'oeil de lumière, la vision spirituelle de Saint Ephem, de Sébastian Brock)