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31/12/2012

Hildegarde de Bingen, biographie

Pendant l’avent, à la demande de Pascale Michotte, Sœur Anne-Marie et moi-même avons enregistré une série d’émission sur Hildegarde de Bingen.

Hildegarde a été proclamée docteur de l’Eglise par Benoit XVI, le 7 octobre 2012.  Avec une curiosité bien légitime, nous avons décidé d’étudier son œuvre. Je connaissais depuis longtemps sa musique, mais je n’avais quasiment rien lu, si ce n’est  l’excellente biographie de Régine Pernoud, que l’on peut toujours trouver en collection de poche.

Nous n’avions pas pensé entrer dans une œuvre aussi touffue et foisonnante. Nous avons été impressionnées par la richesse de cette personnalité. En 5 émissions, et beaucoup de lectures, voici notre première approche.

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podcast

Petite biographie en quelques dates :

1098 : naissance d’Hildegarde

1106 : elle est confiée à une recluse Jutta de Spanheim, qui dirige une communauté féminine dépendant du monastère masculin du Disibodenberg

1115 : elle y fait sa profession solennelle

1136 : elle est élue abbesse

1141 : commence à mettre par écrit ses visions

1150 : fonde le monastère du Rupertsberg, près de Bingen

1165 : fonde le monastère d’Eibingen

1179 : mort d’Hildegarde le 17 septembre, au Rupertsberg

30/12/2012

Joyeux Noël

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15/12/2012

Du couple

Notes pour "regard chrétien sur le monde" du lundi 10 décembre sur rcf jérico :alliances.jpg

Étant donné les projets de loi sur le mariage pour tous, il est bien souvent question du couple dans l’actualité.

Que les chrétiens défendent le mariage entre un homme et une femme est normal et même souhaitable. Tout ceci est en accord avec la pensée biblique et la longue tradition de l’Église.

Néanmoins, la défense du mariage entre un homme et une femme ne doit pas nous faire perdre de vue que chaque époque doit redéfinir ce que représente pour elle un mariage chrétien. La place de la femme ayant considérablement évolué tout au long du XXème siècle, il est évident que l’idéal du mariage a lui même changé.

Les questions qui se posent à nous, chrétiens d’aujourd’hui, c’est de savoir comment donner envie aux jeunes de fonder un couple véritablement chrétien ; c’est de savoir comment aider ces jeunes couples à se construire, à durer dans le temps. Sans ce désir fondamental de bâtir quelque chose de réel, un couple ne peut durer.

Alors, comment donner envie de construire un couple. Il faut pour cela que toutes les ressources de la personne soient mobilisées, que l’imaginaire soit nourrit,

Et pour cela, le couple a besoin, à chaque époque, d’être redéfinit.

Fonder un mariage uniquement parce que cela est inscrit dans la loi naturelle est beaucoup trop court et ne peut séduire des jeunes générations qui ont envie de vivre d’un idéal et d’être des bâtisseurs.

La préparation au mariage a fait d’énormes progrès et est souvent bien faite, il ne reste pas moins qu’une fois mariés, les couples sont livrés à eux-mêmes. Ne serait-il pas nécessaire d’accompagner les couples, notamment dans les premières années du mariage, là où les divorces sont les plus nombreux.

D’autres questions se posent aux couples modernes. La durée de vie augmente et les couples sont amenés à exister beaucoup plus longtemps. Il ne faut pas oublier qu’il y a quelques siècles, l’espérance de vie d’un couple était d’une douzaine d’années en moyenne car la mort les séparait prématurément.  Là aussi, cela donne matière à réflexion. Comment faire évoluer un couple, quelles sont les étapes dans un chemin de sainteté, l’un par l’autre, l’un avec l’autre. Comment évoluer ensemble et ainsi durer.

Il est indéniable que Jean Paul II a amorcé une réflexion théologique sur la sexualité du couple. Mais je crois sincèrement qu’il faudrait un travail théologique beaucoup plus poussé et plus pour redéfinir les contours du couple dans nos sociétés post-modernes. Ce travail ne peut être uniquement le fait de prêtres ou de religieux et de religieuses parce qu’ils n’ont pas l’expérience vécue de la vie de couple. Néanmoins, ils en ont une approche théologique souvent pertinente avec un vocabulaire adéquat. Le travail ne peut se faire que main dans la main, celles de théologiens et celle de personnes dont le mariage est la vocation, qui en ont l’expérience vécue même s’ils n’ont pas l’habitude de la formuler.

Si la défense du mariage entre un homme et une femme nous donne l’occasion de progresser dans notre propre définition du mariage, alors le combat n’aura pas été vain !

De l’obsolescence programmée à l’euthanasie ?

Notes pour "regard chrétien sur le monde" du 6 novembre sur rcf jérico :

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L’obsolescence programmée est l’ensemble des techniques visant à réduire la durée de vie d’un produit dans le seul but d’en augmenter la consommation. C’est le fait de limiter volontairement la durée de vie d’un objet alors que la technologie permettrait de le faire durer.

Je viens d’en faire la pénible expérience avec un lave-vaisselle, qui, comme par hasard, juste après la fin de la garantie, est tombé en panne. Ma recherche sur internet, là où des bricoleurs chevronnés vous donnent des tuyaux pour réparer l’irréparable, s’avéra infructueuse. Toutes les machines de cette marque, (j’en tairai pudiquement le nom) terminaient avec exactement les mêmes symptômes. Les pièces étaient en parfait état de marche, mais une programmation pernicieuse rendait la machine irrémédiablement inutilisable.

L'obsolescence programmée vise la surconsommation, indépendamment de l'état de fonctionnement effectif des produits mis au rebut,  indépendamment de l'état d'usure des objets. Elle a un impact écologique évident.

Avec la révolution numérique, l’accélération de l’obsolescence programmée devient phénoménale. On change son ordinateur, non parce qu’il ne marche plus, mais simplement parce qu’il devient trop lent, à cause des mises à jour et des logiciels trop gourmands. Avec l’ordinateur, on change le chargeur et un bon nombre de logiciels devenus inutilisables.

Pire, on trouve son téléphone moche, et il nous faut le nouveau modèle. Cela aussi, c’est voulu par le constructeur et c’est de l’obsolescence programmée !

Insidieusement, nous nous habituons à de tels comportements. Comment s’étonner alors que nous ne soyons pas tentés de les appliquer au vivant. Nous ne sommes plus en état de marche ? Nous ne répondons plus aux normes d’une société toujours plus exigeante ? Nous sommes devenus trop vieux, trop lents ? Alors une seule solution, nous éliminer et le plus vite possible. Sommes-nous donc devenus des objets bons à jeter ?

Avant de rêver un temps où les objets dureraient indéfiniment, où on pourrait réparer ceux qui tomberaient en panne, où on réduirait enfin nos déchets dans un grand respect de la nature et de ses matières premières; peut-être pourrions nous déjà respecter la vie sous toutes ses formes. En effet, il nous appartient à nous chrétiens de défendre les propriétés du vivant qui demandent de la lenteur, de la maturation, du droit à la différence, du respect de la singularité et de la faiblesse. Alors seulement, en retrouvant ce qui fait véritablement l’humain, nous pourrons dépasser cette folie consumériste qui nous entoure!