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25/03/2012

L'humilité, chemin de carême n°4

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Photo Kiev 2011 : moniale en son jardin

Dans ce chemin de carême, il est question de réalisme dans la vie spirituelle. Il s’agit d’abandonner nos illusions, nos rêves de perfection, nos représentations idéales de la sainteté, nos projections angéliques d’une vie spirituelle.

Bien sûr, sans baisser les bras... mais en consentant à nos limites. Il s’agit de cultiver les qualités que le Seigneur nous a données, au jour le jour, en acceptant d’être transformés par la grâce et d’aller vers ce quoi nous sommes réellement appelés, chacun d’une manière différente.

Comme cette moniale ukrainienne, puissions-nous cultiver et contempler notre jardin…

Et si c’était ça l’humilité ?

Pour finir, le beau psaume 130, que j’aime tant :

Seigneur, je n'ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ;
je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ;
mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère.

Attends le Seigneur, Israël, maintenant et à jamais.

 

Eglise en marche, Chemin de Carême n°4
 


podcast

13/03/2012

L'écoute, chemin de carême n°3

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Photo Kiev 2011

Comment poursuivre cette écoute, de Dieu et de nous-même alors que les activités multiples de la vie nous entrainent sans cesse vers la dispersion ? Comment retrouver une unité, un peu du goût de ce que nous avions éprouvé lors d’un moment privilégié de prière ?

Nous n’aurons pas trop de toutes ces cloches pour nous réveiller, nous sortir de la torpeur du quotidien, de la fascination pour l’extériorité qui nous entoure ?

De seconde en seconde, l’effort doit être renouvelé, la saveur du présent doit être goûtée pour exister de nouveau, pour permettre à la Vie de venir illuminer nos petites vies.

Aujourd’hui, laissons-nous conseiller par Edith Stein :

Quand il n'est pas possible d'obtenir le moindre calme extérieur, quand on n'a pas de pièce où se retirer, quand des devoirs impérieux empêchent une seule heure de silence, alors se retirer au moins en soi le temps d'un clin d'œil et s'enfuir auprès du Seigneur. Il est là et peut nous donner ce dont nous avons besoin en un unique clin d'œil.

Eglise en marche, Chemin de Carême N°3
 

podcast
La suite jeudi prochain à 12h45 et 19h15...

11/03/2012

La prière de matin, chemin de carême n°2

prière,psaumes,newman

Photo Kiev 2011

J’ai eu un peu de mal à récupérer le fichier de l’enregistrement, mais le voilà.

Dans la deuxième émission de notre série pour le carême, nous avons parlé de la prière du matin. Celle qui, alors que l’esprit est à peine réveillé, oriente toute la journée sous le regard de Dieu dans un nouvel élan, un nouveau commencement.

Le cardinal Newman faisait remarquer :

nous pouvons être certains que, dans la plupart des cas, ceux qui ne prient pas d’une manière plus solennelle et plus directe à des moments précis ne prient jamais correctement aux autres moments.

Se glisser dans la prière habituelle de l’Eglise, surtout celle des psaumes, permet de rejoindre, au-delà du temps et de l’espace tous ceux qui en ont fait ou en font leur nourriture.

Là aussi, la réflexion de Newman est enseignante :

Nous avons besoin des formules de prière pour nous protéger du caractère irrévérencieux des pensées vagabondes. Si nous prions sans disposer de paroles toutes prêtes (que nous puissions lire ou nous rappeler), nous nous écarterons du sujet : d’autres pensées nous viendront à l’esprit, nous les suivrons et perdrons de vue la présence de celui à qui nous nous adressons. Avec la grâce de Dieu, les formules de prière peuvent éviter en grande partie cette divagation de l’esprit. L’une de leurs principales fonctions est donc de fixer l’attention.

podcast

01/03/2012

Trop de débat tue le débat

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Image "des Hauts et débats"

Nous sommes en pleine campagne présidentielle et nous assistons à une avalanche de débats politiques. Les dérapages sont nombreux et consternants. Tel homme politique n’arrive pas à placer un mot face à son interlocuteur qui ne lui concède pas une seconde. Tel autre s’emporte et se laisse aller à l’insulte. Tel journaliste coupe systématiquement la parole à son invité qui ne peut développer aucune idée.

 Quelle désagréable impression ! Existe-t-il encore un minimum de comportement civique ?

Tout ceci s’explique parce que chaque débat est présenté comme un spectacle. Il faut exacerber les réactions vives, il faut des idées simplifiées et caricaturalement opposées, il faut du sensationnel et ceci au détriment d’une vraie réflexion.  

Un débat d’idée est-il encore possible ? Comprend-on encore la chose politique ? Hors, toute décision de société est un fait politique, on n’échappe pas au politique dès lors que l’on vit ensemble. Bien conscient de cela,  Jean Paul II a constamment invité les chrétiens à s’engager en politique. Benoit XVI, dans Deus est Caritas a rappelé qu’une société juste ne peut être l’œuvre de l’Eglise, mais doit être réalisée par le politique. Et c’est pourquoi la politique ne peut être vécue que comme un service.  « Le domaine de la politique... est le champ de la plus vaste charité, la charité politique », disait déjà Pie XI en 1927

 Ceci étant, il n’y pas une façon unique de penser la concrétisation des idées chrétiennes. Aucun parti n’a le monopole de l’électorat chrétien. Et même entre chrétien, il y a divergence d’opinion dans la réalisation pratique. Vatican II dans Gaudium et Spes réflechissait sur l'orientation à donner à un vrai débat entre chrétiens :

« Que toujours, dans un dialogue sincère, ils cherchent à s'éclairer mutuellement, qu'ils gardent entre eux la charité et qu'ils aient avant tout le souci du bien commun. » (43,3)

Réfléchir ensemble, écouter des raisonnements différents, essayer d’y voir clair en vérité, voilà les attitudes que l’on attendrait de nos hommes politiques. Malheureusement, dans les conditions actuelles, il est de plus en plus difficile, pour un chrétien, de s’insérer dans le débat politique.  

Et pourtant, plus que jamais, les questions cruciales restent en suspend. Quand allons-nous nous attaquer aux vrais problèmes, ceux du commerce extérieur en chute libre, de la dette, abyssale ? Les vraies questions auxquelles nous sommes déjà confrontés, doivent trouver des solutions rapides. Notre avenir en dépend.

Nous avons envie de dire aux politiques, intéressez-vous à nos existences, sortez-nous des impasses dans lesquelles vous nous avez mis. Permettez-nous d’avoir une vie plus digne, vraiment humaine, créative.