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10/03/2011

Le carême

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Notes du 3 min enregistré pour rcfjérico : émission regards chrétiens sur le monde de ce matin.

En parcourant les actualités, mis à part les actualités d’origine chrétiennes, on peut s’apercevoir qu’il est très peu fait mention du carême qui commence. Une petite recherche internet retombe sur les mêmes copiés collés comme par exemple celui-ci qui revient souvent :

C'est une période de 40 jours, entre le mercredi des Cendres et le jour de Pâques, durant laquelle les croyants doivent jeûner et prier (jusque là la présentation est juste même s’il manque le troisième pôle qui est l’aumône)

afin d'expier leurs fautes (on ne doit pas manger de viande)…

Evidemment, présenter le carême avec ce mot vieilli d’expier n’est pas engageant.  Ce mot, qui n’est pas totalement faux, inclut un relent de mortification, de souffrance, toutes choses bannies de notre société de plaisirs et de jouissances ; quant à réduire l’expiation à la viande…

Par opposition, on peut se demander alors ce qui attire les media qui parlent du Ramadan. Il me semble que c’est son aspect communautaire qui attire. En effet, on en parle d’abord comme d’un jeûne pratiqué d’une façon assidue. On oublie bien souvent de dire qu’il est suivit de prise de nourriture à la tombée de la nuit qui permettent de se réunir et de vivre une alternance du jeûne et de la fête.

Chez nous chrétiens, et c’est ce qui rend sa compréhension plus délicate, le carême a revêtu une pratique très individuelle. Néanmoins, ses trois piliers que sont le jeûne, la prière et l’aumône continuent à être pratiqués par beaucoup de chrétiens d’une façon intime, intérieure,  infiniment moins mesurable. L’importance du jeûne de nourriture retrouve un regain d’intérêt. Nous avons aussi compris avec raison, dans notre société surexposée aux divertissements, qu’il existe bien d’autres formes de jeûnes. La prière et la lecture de la Parole sont également des pratiques en recrudescence, il suffit de voir l’affluence des sites internet qui proposent une retraite sur le web. Et en ce qui concerne l’aumône, la générosité des chrétiens pour les œuvres caritatives n’est plus à démontrer.

Et pourtant, nous n’arrivons pas à communiquer sur la pratique de cette période éminemment importante pour notre foi. Est-ce la diversité de nos résolutions qui nous empêche de voir leur unité profonde ? Ou tout simplement, nos pratiques individuelles nous auraient-elles fait perdre le sens de la communauté ?

Alors, si notre paroisse organise un bol de riz, un pain-pomme ou un jeûne communautaire, ne boudons pas notre plaisir, ce sont de tels moments qui permettent à la communauté de vivre. N’oublions pas que la communauté locale est le visage quotidien de la grande Eglise. Et si le premier bénéfice de ces moments est collectif, ils nous permettent également sur un plan personnel d’être renouvelés, encouragés dans l’effort et ainsi de persévérer tout le temps du carême.

Bon carême !

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